Carnet de voyage: Japon – 日本 (Partie 1 – TOKYO)

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Konnichi wa !!

Voila voila, après une longue absence, je me remets à écrire. Ce silence s’explique en partie à cause de mes vacances au Japon (vous l’aviez deviné, quelle perspicacité !).

Donc vi vi, je suis allé au pays du soleil levant. La majorité d’entre vous le savait déjà, vu que c’est un voyage que j’envisage depuis quelques mois maintenant. L’article qui suit a de bonnes chances d’être long, vu comme le voyage m’a passionné, mais je vais faire de mon mieux pour découper en différentes parties, a lire doucement pour ceux qui se sentent découragés 🙂

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JOUR 1 – VOYAGE VOYAGE

Bref. En possession d’un billet d’avion et un « Japan Railways Pass » , me voilà donc le 23 mars dernier à l’aéroport de Doha, dans la salle d’embarquement. Sans surprise, je suis quasiment le seul occidental, le reste étant des nippons en transit a Doha. Eh oui, le Japon n’attire pas massivement les foules de l’ouest (à tort).
Donc ambiance dès le départ, plus personne ne parle anglais ou arabe. Dans le bus pour rallier l’avion, dont la conduite est relativement sportive, j’ai droit à des « ôôôôoooooh » et « aaaaaahh » synchronisés, les japonais n’étant visiblement pas a l’aise avec la conduite du Qatar. Ambiance ambiance, je m’éclate déjà, ils me font trop rire !

9 heures de vol et quelques formalités plus tard, je foule le sol japonais à l’aeroport d’Osaka-Kansai International.

Contrôleurs sur le quai de la gare de Shin-Osaka

Sur le quai de la gare, les surprises commencent: avant d’embarquer, j’ai pu assister à un nettoyage de train méthodique et efficace, voire peut-etre un brin Tayloriste. Et au Japon, pas de dilemne à savoir dans quel sens va le train; les sièges, pivotants, sont à chaque fois réorientés dans le sens de la marche. Astucieux, pragmatique, ou maniaquerie, à chacun de choisir… moi j’ai aimé (et rigolé, j’aurais dû filmé le nettoyage !!) ! Autre fait insolite, les controleurs et personnels de bord, évidemment d’une politesse à toute épreuve, prennent le temps de gratifier d’une belle courbette nippone l’ensemble du wagon à chaque qu’ils en franchissent le seuil. Arf, ca aussi j’ai oublié de filmer !!

Un Shinkansen (TGV japonais)

Je retrouve l’ami Thomas (de l’UTC, pour ceux qui ne le connaissent pas) à Tokyo station (un miracle au vu de la taille de la gare). Direction son petit chez lui, plutôt grand d’ailleurs, pour déposer les bagages. Mention spéciale à Yuko et toi, Thomas, pour votre accueil fantastique ! Le futon est déjà prêt et tout et tout. Et ensuite, diner tardif dans un izakaya. Decouverte de la nourriture locale, ainsi que du Shochu, alcool de riz très largement consommé là-bas… Je peux pas dire que j’adore la boisson, simplement, on oublie vite le goût (ben ouais, forcément, chuis saoul ^^). Par contre, j’ai adoré la bouffe, même si je n’ai pas retenu tous les noms.

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JOUR 2 – SHIBUYA

Réveil un poil tardif, et première constatation, le Shochu, ça donne mal à la tête… Un doliprane, et ça repart !
Direction: Shibuya, à l’ouest de la ville. Les jeunes, les lumières, les magasins, le fameux carrefour, le fameux chien… Le Tokyo moderne, qui grouille à toute de heure de la journée ou de la nuit.

Shibuya

Les photos commentées sont –> ici <–.

Ce soir, même genre de resto, en mieux. Bref, un izakaya un peu plus sympa. Très très bon, encore une fois. Et ce soir, bière, raisonnablement…

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JOUR 3 – HARAJUKU ET LE SANCTUAIRE MEIJI-JINGU

Une petite promenade tranquille dans le jardin Jingu Naien me mène au sanctuaire sus-cité, où je passe un bon moment à prendre des photos (–> ici <–), ya de quoi faire.

Voeux écrits sur des tablettes de bois

Juste de l’autre côté de la rue se trouve le quartier de Harajuku, avec ses petites ruelles et ses commerces de vêtements excentriques, qui en fait le quartier de prédilection des ados. C’est aussi en bordure de ce quartier que viennent les adeptes de cosplay (j’en reparlerai plus tard).

Ce soir, resto à nouveau, et cette fois c’est yakiniku (viande grillée, traduction littérale). Plus précisément, cf la photo (note: photo maintenant ajoutee, dsl pour l’oubli) , on grille sa bouffe (celle-ci ayant la bon goût d’être à volonté pendant 2 heures à partir de votre arrivée). Ce qui nécessite de s’abreuver en conséquence (ah bah tiens, il se trouve que l’alcool est également à volonté pendant ces deux heures…)

Le yakiniku

Là, je ne peux m’empêcher de faire de la pub pour le blog de Thomas, dont le talent à rédiger des articles de blog dépasse largement le mien. Allez donc faire un tour sur –> cet article <–, pour plus de précisions sur les izakaya.

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JOUR 4 – ASAKUSA

Aujourd’hui, nous sommes vendredi. Thomas a un jour de congé. La matinée se passe vite, à régler quelques formalités administratives pour Thomas. L’occasion pour moi de découvrir un peu le formalisme japonais à ce sujet, et la complexité à surmonter ces épreuves dans la mesure où on est gaijin (étranger).
Ceci étant fait, direction: Asakusa, son vieux temple, sa grosse lanterne et sa rue qui foisonne de petites échoppes à touristes. Séance photo, ya de quoi faire là-bas aussi. Donc hop, –> petit lien <– pour les photos.

Célèbre lanterne dans Asakusa

Les plus attentifs d’entre vous n’auront pas manqué de remarquer le symbole de paix que tout bon japonais fait avec son index et son majeur lorsqu’il est pris en photo. Non, ce n’est pas le symbole de la victoire; enfin, c’est ce qu’on m’a dit, hein !

La soirée se passe sympathiquement, en compagnie de japonais, américaine, français… au resto italien. Bah ouais, après tout pourquoi toujours japonais, hein ? Parce que c’était finalement très très bon (cho oishi, ne?)
En passant, le quartier où se situe le resto (Koeji ?) est plutôt sympa, même s’il pleut.

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JOUR 5 – HANAMI

Aujourd’hui, nous sommes samedi, et en plus de ça, Yuko (future femme de Thomas et japonaise pure souche) ne travaille pas (mais elle travaille demain dimanche en fait). Qui plus est, les cerisiers sont en fleurs, alors, hop ! Allons voir à quoi ça ressemble, Hanami. Eh bien, grosso modo, vous prenez un parc avec des cerisiers (en fleurs, vous suivez ?), vous y mettez tout plein de japonais, et là vous vous retrouvez avec tout ce petit monde qui pique-nique plus ou moins tranquillement SOUS les cerisiers.

"Ohanami" dans le parc Ueno

Les japonais étant dingues de cette période de floraison, une partie non négligeable de ceux-ci prend en photo les sakuras, à grand renfort de « sugooooiiiiii, ne ? » (« trop cooooool, n’est-ce pas ») et de « aaaah, kireeeiii !!! » (« ouaaaah trop beauuu »). Oui, le japonais aime à faire savoir qu’il aime quelque chose. Donc –> quelques photos <– de Hanami au parc Ueno.
Les plus attentifs d’entre vous n’auront pas manqué, a nouveau, de remarquer que tout le monde a enlevé ses chaussures, même s’il fait visiblement froid. Eh oui, au Japon, on se déchausse systématiquement quand on rentre chez quelqu’un. Et ça vaut pour la bâche que le copain a ramené et sur laquelle vous vous apprêtez à manger.

La journée se termine tranquillement dans un bon petit resto à sushis dans le quartier de Shinjuku.
Je fais la connaissance des Natto. Non, Natto n’est pas le nom d’une famille, mais d’un « aliment » tellement bizarre qu’un japonais sur deux n’aime pas. Pousse de soja fermentées, un truc du genre. Le résultat c’est un truc au goût moyen (nan, c’est pas mauvais, franchement) mais à la texture un peu gluante. Mais bon, je suis français, on mange des trucs plus étranges, après tout. Ceci dit, moi j’ai goûté au natto noyé dans un maki, mais j’ose pas imaginer si il faut en manger tout seul…

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JOUR 6 – KYOKO HIGASHI GYOEN

Ce matin, je me lève seul. Yuko est fatiguée, et une dure journée l’attend (rappelez-vous, elle travaille aujourd’hui) et Thomas a choppé la crève.
Plein de vitalité, je me rends dans le parc –> KYOKO HIGASHI GYOEN <–, en bordure du palais impérial. Je mitraille pas mal, ca fait plaisir.

Fortifications autour du jardin du palais impérial

L’anecdote du jour:
je me prend un petit café matinal dans un café bien classe (le nom est écrit en français, ça le fait un peu plus). L’envie me prend d’utiliser les toilettes afin soulager ma vessie. Une fois la vidange terminée, je cherche – en vain – la manette pour tirer la chasse. Je ne trouve qu’un petit boitier, rempli de boutons aux caractères indéchiffrables pour le touriste que je suis.

Petit jeu : trouvez la chasse d'eau...

Et puis, je ne peux pas sortir comme ça, c’est pas classe de pas tirer la chasse. Donc je prend mon courage à deux mains, et j’essaie un par un tous les boutons. Pour comprendre les dangers auxquels je me suis exposé, je vous invite à lire –> cet article <– de wikipedia(lien ajouté, dsl pour l’oubli, encore…)
J’ai finalement trouvé, bien sûr, et j’ai bien apprecié que les deux personnes attendant derrière moi soit deux touristes occidentales, qui à coup sûr, comprendraient quelques minutes plus tard les raisons de l’attente, à leur grand désarroi !
🙂
On est dimanche, donc j’en profite pour aller voir un peu ce que donne le cosplay. Mais siii, vous savez, ces gens étranges qui s’habillent de manière excentrique, souvent d’inspiration manga, et qui se font prendre en photo (avec les touristes, bien souvent). Ceci donc, a lieu traditionnellement le dimanche, entre Harajuku et le parc Yoyogi juste à côté, sur le pont.
Je traîne ensuite un peu vers Ikebukuro, le temps de déjeuner (un peu trop tardivement), ce qui me vaut ensuite de ne pas pouvoir entrer dans le parc que je visais, puisqu’il se situe très intelligemment à l’opposé de là où je déjeune. Pas grave, je retraverse la ville et me console avec un petit café à Shibuya. Là, au moins, pas d’heure de fermeture avancée !!!
J’en profite pour essayer de lier conversation avec quelques japonais(es), en vain. Le japonais ne parle pas anglais, ou dans le meilleur des cas n’ose pas. Daijobou (pas de problème), je me débrouillerai tout seul pour savoir comment vérifier le crédit restant sur mon téléphone japonais (gracieusement prêté par Thomas, je crois que je ne l’avais pas encore mentionné).

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JOUR 7 – KAMAKURA et ONSEN

Aujourd’hui, nous allons à Kamakura, au sud de Yokohama. Rien de bien loin en réalité, puisqu’une heure de train suffit depuis Tokyo. La ville est une petite station balnéaire connue pour ses nombreux temples et sanctuaires.
J’ai eu l’occasion de me féliciter de mon japonais balbutiant, car il m’a permis de ne pas me perdre au cours de ma petite balade dans la campagne valloneuse (ça existe, comme mot, ça ?). Eh oui, au Japon, faut pas sortir des sentiers battus, parce que déjà à la base, ya rarement de l’anglais, alors en dehors de ça… Bon c’était rigolo au final, et très joli !
Et j’ai pu me balader dans un –> joli petit sanctuaire <–, où les japonais (tour à tour bouddhiste ou shintoistes suivant l’endroit qu’ils visitent) agitent joyeusement leur argent (censé apporter la fortune), accrochent les petits papiers comme à Asakusa, et font bruler l’encens dont on attire la fumée à soi, et les prières avec les claquements de mains et la cloche que l’on fait sonner (je peux faire une description plus détaillée si vous voulez dans un prochain article, parce que là, je pense pas que je vous voyiez de quoi je parle).

Ma foi, il se fait tard, je rentre donc à Tokyo. Et là, belle surprise, Thomas m’emmène dans un lieu culte du Japon: un onsen. Un peu comme des thermes, ou bains publics. Bref, tout le monde à poil, homme et femme séparés (quoique pas toujours), on commence par se laver, et ensuite, on marine, on infuse, mijote, se relaxe dans les différents bains, généralement aux vertus spécifiques pour la santé et un poil trop chaud pour les non-initiés (comme moi, par exemple). C’est marrant, surtout que certains bains sont à l’extérieur, et donc on baigne dans une eau à 43°C alors que la tête sent bien qu’il fait plutôt 6 ou 7°C.

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Bon, je sens que je vous perds… Désolé pour la longueur, mais j’ai tellement de trucs (in)intéressants à raconter !! On arrête là pour aujourd’hui, la suite demain ou très bientôt.
On bougera un peu de Tokyo.

En attendant, si il y a le moindre bug, je compte sur vous pour me le signaler 🙂 de même pour les fautes d’orthographe, n’est-il pas ? Arigato !!

Oyasumi (bonne nuit les copains) !

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