Carnet de voyage : l’Argentine, Semaine 2 (toujours avec Polux et Vivien)

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(Toutes les photos sont toujours –> par là <–)

Salta (jours 8 & 9)

Une fois de plus, en 20h de trajet, on a le temps de voir le paysage évoluer tranquillement… La terre change peu à peu de couleur, la forêt tropicale se transforme en grandes étendues d’herbe grasse, entourées de fossés d’irrigation, parfois même marécageuses, où l’on croise de nombreux cavaliers (doit yavoir des élevages de bêtes). Le bus finit enfin par grimper jusqu’à Salta. On a pu profiter de ce long trajet pour rencontrer deux colombiens et un chilien, ainsi que deux françaises ; la taille du groupe nous permet de négocier un tarif intéressant à l’hostel, c’est pas négligeable, en plus ça fait du monde avec qui visiter, sortir, etc…

Un bon déjeuner « empanadas » à s’en écœurer nous fournit bien plus d’énergie que nécessaire pour la balade de l’aprèm, à savoir l’ascension du Mont San Bernardo.

Vue depuis le monte San Bernardo

On retrouve les autres pour un dîner vaaaachement bon : une « parilla » (grillade genre barbecue) !! Bife de chorizo saignant et vin rouge pour tout le monde, c’est excellent, les argentins n’ont pas volé leur réputation pour le bœuf.

Le lendemain, on continue de visiter Salta, et on se met en quête de plusieurs choses. Premièrement, un pot à mate et sa bombilla. Le mate c’est un genre d’infusion à base d’herbe à mate (ah ouais, là ils se sont pas foulés pour le nom, hein) qui vient des indiens Guaranis. Les argentins sirotent ce machin toute la journée, à l’aide d’une bombilla (genre de paille métallique).  A un tel point que, dans les autres pays, un touriste argentin se reconnaît parce qu’il se trimbale une thermos d’eau chaude et son pot à mate en toute circonstance. C’est LE truc à ramener d’Argentine (oui, euh, parce que ramener une grosse côte de bœuf dans le sac à dos, on s’est dit que c’était p’têt pas une bonne idée).

Jeune homme trop la classe sirotant un maté à Humahuaca

En parlant de reconnaître les argentins, ya un autre truc qui aide beaucoup, à condition de comprendre l’espagnol. Donc pour ceux qui comprennent, un argentin :

–       prononce les ‘ y’ et ‘ ll ’ en disant ‘ sh ’ (ex : ‘sho me shamo’ pour dire ‘je m’appelle’)

–       dit ‘ vos ’ à la place de ‘ tú ’ et ‘ vosotros ‘.

La deuxième mission de la journée, c’est de trouver une location de voiture, pas cher, de qualité, pas l’arnaque quand tu reviens, pour 5 personnes. Au programme des 4 prochains jours, c’est visite de la région en tuture, dodo sous la tente etc… Et Elodie et Maureen (les deux françaises) sont motivées pour nous accompagner.

Road trip autour de Salta (jours 10 à 13)

Et nous voilà donc au volant de notre bêêêlle Ford Ecosport, qui ressemble à un petit 4×4 mais n’en est pas un. On entasse difficilement toutes les affaires dans la voiture, et en route vers le Nôôôrd. Une petite carte du coin pour aider à comprendre notre trajet, c’est mieux.

Parcours autour de Salta

On grimpe à flanc de montagne pour rejoindre Tilcara. La route est magnifique, d’abord dans la forêt puis dans la quebrada de Humahuaca (une vallée qui ‘fend’ la montagne). Cette région est appelée la montagne aux 7 couleurs, ou encore la vallée des peintres, parce que vous l’aurez compris, on a droit à une palette 7 couleurs juxtaposées de roche dans ce canyon.

A Tilcara, nous visitons un site précolombien. Du moins, ses ruines, qui ont été aménagées.

Les ruines de Tilcara

On plante la tente dans le petit camping municipal, et on mange dans un petit resto des plats vraiment locaux. Perso, j’ai goûté les tamales et le filet de lama accompagné d’un genre de tubercule andin. C’était excellent ! Et le proprio du resto était génial, il nous a pas mal parlé de la vie locale.

Un lama à Tilcara

Le lendemain, réveil laborieux. Polux et moi allons nous faire un vrai pti déj dans un petit café du village, encore un de ces petits-déjs mémorables. Après avoir cru qu’ils n’allaient nous filer qu’un café, on a vu arriver des tortillas (pas les mêmes du tout qu’au Mexique) et de la confiture, et un bon gâteau aux kumquats. Le ton sur un de musique argentin au style bien campagnard, géééénial !

Bon, comme rien n’est éternel, on finit de manger et on rejoint les autres (qui nous attendent, ouais) pour repartir en direction de Humahuaca. La ville est un poil trop touristique, mais c’est vrai qu’elle est jolie. On tente une incursion vers Iruya, mais la route nous semble trop défoncée donc on abandonne et on redescend à Purmamarca, très joli village également très touristique. Un vrai régal pour les photos, cette vallée, avec des gens sympas !

Humahuaca

On décide de camper 1200 m plus haut, sur un salar, pour avoir le plaisir de contempler le lever de soleil seuls au milieu du paysage. On s’achète donc dans le village quelques empanadas et humitas (à base de farine de maïs), que l’on mange en voiture (pas facile, croyez-moi !! yen a qui en ont foutu partout !) surtout vu que la route est en lacets. On fait une sortie arrivée à un col (4170m tout de même, première fois que je vais aussi haut !!) pour une petite photo. Cela nous permet de nous rendre compte que si la journée il fait 30°C, la nuit il fait plutôt zéro !! On descend de l’autre côté du col jusqu’aux ‘Salinas Grandes’, c’est un peu étrange comme sensation ; la lune baigne le salar d’une étrange clarté, c’est vraiment une ambiance incroyable. On ‘pose’ la minuscule tente (pour Vivien et moi, les autres dormiront dans la voiture) sur la croute de sel, car il est impossible de la ‘planter’ bien sûr. On voit bien les salars sur Google Map  –> là <– .

La nuit est courte, on se lève aux aurores pour voir le jour apparaître. Dans la voiture, les autres n’ont pas très bien dormi, mais Vivien et moi étant bien équipés, la température nulle à l’extérieur ne nous a pas empêchés de bien dormir. Le paysage au réveil est grandiose !

Les Salinas Grandes au petit matin

On mitraille avec nos appareils photos (et on se gèle les mains, forcément, tant que le soleil ne monte pas haut dans le ciel, ça caille à mort !), petit déjeuner rapide et on part sur une piste vers San Antonio de los Cobres, une ville minière. Cette région est connue pour son ‘tren de las nubes’, le train dans les nuages puisqu’il passe à plus de 4000 m d’altitudes et franchit de nombreux ponts et viaducs.

Après un rapide repas à San Antonio, on part vers le sud de Salta, avant d’être stoppés en fin d’après midi par une crevaison malheureusement très prévisible. Les pneus de la voiture étaient déjà très vieux, très abimés, la piste entre le salar et San Antonio en a achevé un, qui bien sûr a achevé de se dégonfler dans un bled un peu paumé. Vu l’état de la roue de secours (pire que celle à remplacer) on appelle le loueur pour lui demander qu’il solutionne notre problème. Il ne trouve rien de mieux que de nous ramener une roue en guère meilleur état. Rajoutons à ça la batterie qui s’est inexplicablement déchargée pendant ce temps, on finit par être opérationnels vers 22h. Donc on va dormir à Salta, dans notre hostel favori. Et on sort !! Eh oui, on est samedi. J’vous raconte pas la fatigue le lendemain.

Dernier jour de notre road trip, et non des moindres. La route vers Cafayate est magnifique ! On voulait s’arrêter dans une bodega, mais le dimanche, tout est fermé… On a l’air malin ! Peu importe, la quebrada est splendide, on fait de nombreux arrêts en route pour contempler le paysage, on prend notre temps avant de rendre la voiture dans la soirée.

Quebrada de Cafayate

Et nous passons enfin une vraie bonne nuit, suffisamment longue pour être en forme le lendemain. Il nous faut d’ailleurs dire au revoir à Elo et Momo, qui restent sur Salta, ainsi qu’à l’équipe de l’hostel et ses habitants de passage… et repartir vers Cordoba !

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