Carnets de voyage : l’Argentine, Semaine 3 (au début avec Polux et Vivien, puis Polux s’en va -sniif)

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(Toutes les photos sont toujours –> par là <–)

Cordoba (jours 15 & 16)

Dur dur de quitter Salta et les amis qu’on s’y est fait. Après un dernier tour en ville et un dernier apéro, notre bus roule (by night) jusqu’à Cordoba, où nous arrivons en début de matinée. On pose les sacs dans une auberge de jeunesse, plutôt sympa niveau cadre, mais c’est pas là qu’on se fera des amis… trop… ‘l’usine’ à routard à mon goût.

Bref, il fait beau et chaud, et la balade en ville est vraiment chouette, il y a quelques beaux monuments à voir, notamment l’université. On squatte même sa bibliothèque, magnifique avec des bouquins parfois bicentenaires !!

L'université de Cordoba, faisant partie d'un ensemble appelé la "Manzana Jesuitica"

On profite aussi de nos déambulations pour farfouiller dans les magasins, à la recherche de CDs que nos amis argentins de Salta nous ont conseillés.

Petit aparté d’ailleurs sur la musique argentine qui bien sûr, ne se limite pas au tango. On trouve de tout, mais il y a un truc vraiment moderne et typique, c’est le tango electronico. Bon, ok, je vous vois venir, vous allez me dire « mais ça s’appelle aussi tango, donc c’est du tango!! Qu’est-ce que tu nous raconte ??! ». Ouais bon, ok, ça s’appelle tango electronico mais c’est plus proche de l’electro que du tango. Et puis franchement, essayez un peu de danser le tango là-dessus ! Aha, déjà premièrement, presque personne ne saurait danser le tango, d’abord ; et puis deuxièmement, ça serait pas possible parce que c’est pas du tango. CQFD !

Retour à nos moutons argentins, la journée passe donc tranquillement, et se termine avec un diner sur les toits de l’auberge et un petit billard pépère.

Reflets, depuis le toit de notre "Youth Hostel"

Bon, par contre, notre ‘compagnon’ de chambrée est vraiment chelou… comme il est d’origine allemande ou scandinave (j’ai oublié de noté ce détail dans mon carnet, vous m’en voudrez pas hein) Polux le baptise ‘Hans Glück’. Attention, notez ce nom, ca ne sera pas la seule fois qu’on le croisera, ce mec (flippant).

Le lendemain, groooosse journée culturelle : on va marcher sur les traces du Che. Mais non, on ne va pas acheter une vieille bécane pour traverser l’Argentine… Non non, on va visiter la maison de son enfance, à Alta Gracia.  El Che, Ernesto Guevara de son vrai nom (mais vous le saviez j’en suis sûr), a grandi ici, à la campagne-montagne, ou plutôt y a passé quelques années dans l’espoir d’atténuer son asthme. Ca n’est sûrement pas à cette époque qu’il s’est illustré pour ses engagements humanitaires, politiques ou militaires… mais bon, il a touché ces murs, il a mangé sur cette table, il a respiré cet air, il s’est lavé dans cette baignoire, et il a fait pipi dans ces toilettes… je suis un peu sarcastique, oui je sais, alors qu’il y a un véritable intérêt à cette maison. Je trouve qu’effectivement on apprend beaucoup de choses sur la vie du Che, mais surtout ça donne un aperçu de la vie en Argentine dans les années 30.

Personnellement, le manque d’objectivité de l’exposition m’a un peu écœuré, puisqu’elle occulte complètement les parties sombres de son histoire, tout ce qui pourrait faire tâche. J’aurai préféré un portrait sans jugement, je trouve juste dommage de perdre l’impartialité historique au profit du culte de la personne.

Heureusement, on ne s’est pas tapé une heure et demie de bus juste pour voir cette maison et le culte du Che, il y a aussi une estancia jésuite. Grosso modo, une estancia, c’est la ferme qui alimente l’université de la ville, parce qu’il faut bien nourrir tous ces petits futurs intellectuels. Celle d’Alta Gracia, rattachée donc à l’université de Cordoba (la Manzana Jesuitica), est particulièrement jolie, et vaut le détour.

L'Estancia de Alta Gracia (cour intérieure)

C’est aussi là que les beaux idéaux des jésuites trouvent leur limite, puisque (si mes souvenirs de la visite sont bons) ils ont acheté et exploité des esclaves noirs pour travailler dans ces estancias (pas grand chose à voir avec les jésuites qui ont aidé les indiens guaranis).

Bon, je sens que je vous perds avec tous ces détails culturels !! Retour à Cordoba, où nous nous rafraichissons tranquillement sur une terrasse face à l’université, dans ce sympathique quartier très animé (étudiant, forcément…). Le temps de faire nos adieux à Polux arrive très vite, il repart ce soir vers Buenos Aires puis la France (via Rome, où cette fois-ci on lui perdra pas ses bagages ! !). De notre côté, Vivien et moi embarquons pour Mendoza, un peu plus au sud-ouest, au pied des Andes.

Mendoza (jours 17)

Mendoza est une ville plutôt sympa. Rien d’exceptionnel à y voir, mais très agréable à vivre. Il fait particulièrement chaud le jour où nous y sommes, et on ne trouve rien de mieux à faire que de se taper une marche de 2h en plein soleil – sans eau. Ahaha, quel humour on a, avec Vivien ! Ceci dit, le point de vue final sur la colline qui surplombe la ville est très chouette. Resto le midi et bon vin le soir pour fêter l’anniversaire de Vivien, c’est sans doute pas l’anniversaire le plus fou qu’il ait fait, mais on s’est bien marré, surtout à discuter avec 3 crevards français qui faisaient la course à l’argentinE.

Ah ouais, diiiingue, on recroise Hans Glück, qui tente de s’incruster, mais bon, on esquive (_ton ironique_) très habilement. Toujours aussi flippant, celui-là !!

Je réduit la taille des articles, je me rends bien compte que c’est trop long ! Alors je garde pour la prochaine fois la suite de notre 3ème semaine en Argentine… ou plutôt le récit de nos 4 jours au Chili.

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