Carnet de voyage : l’Argentine, Semaines 4 et 5 (FX nous rejoint !)

Posted in Photos, TripsLeave a comment

Ouuuh là, le temps passe vite !! J’ai toujours pas fini de raconter mes aventures argentines, alors que ça fait presque un an que je suis parti !! Non mais, vraiment, quel scandale ! En plus je pars bientôt pour un nouveau voyage, qu’il faudra raconter etc… Allez, la fin de l’Argentine, rien que pour vous, en un seul dernier morceau (courage).

Les photos, encore et toujours au même endroit : –> par là <–

Et pour vous aider à suivre, une nouvelle carte, correspondant à la deuxième partie du parcours global :

La deuxième moitié du voyage...

Bariloche (jour 23)

La Patagonie, ça sonne un peu comme un bout du monde… sans doute parce que ça l’est. Et c’est un bout du monde qui est tout même vraiment au bout, donc depuis Santiago, il reste encore une sacré trotte. Au nord de cette région, Bariloche est un peu une porte d’entrée vers le royaume de la neige, des glaciers, et des étendues désertiques. La ville ressemble à une station alpine, pas forcément très dépaysante mais très agréable. Et puis, on vient de se taper 24h de bus, avec une correspondance dans un bled à l’air franchement glauque (Osorno, désolé si je vexe quelqu’un mais la ville ne m’a pas laissé une bonne impression depuis la gare routière), entrecoupant la diffusion de clips ringards d’un certain « Marco Antonio Solis » (http://www.youtube.com/watch?v=jExdR0Oowwo)…

Alors, vraiment l’arrivée à Bariloche est salutaire !! Et FX doit nous rejoindre pour que nous partions à l’assaut de cette région mythique.

Nous finissons donc par retrouver FX (Vivien et moi sommes quasi morts de froid à l’attendre à l’arrêt de bus), et pour fêter ça, PAF ! une fondue, comme chez nous ! Ca réchauffe, ça fait du bien, et il neige dehors alors, c’est de saison…

Le lendemain l’aventure repart ! Petite rando dans le coin, au Cerro Campanario, qui nous permet de profiter d’une vue magnifique sur les lacs et montagnes qui entourent Bariloche.

La vue depuis le Cerro Campanario (non, on ne voit pas Bariloche, c'est dans la direction opposée)

Le retour est épique… Comment expliquer ? …  Est-ce qu’on peut dire qu’un bus n’est pas ponctuel lorsqu’il ne passe carrément pas ? Et que dire du fait que certains arrêts ne sont plus desservis, et que pour le savoir ben… faut l’avoir vérifié par soi-même… Bon, il neige, hein, c’est pas comme si c’était tendu de dormir dehors…

On finit par frapper chez un des rares habitants pour appeler un taxi, parce que mourir de froid ne fait pas partie de nos plans patagoniesques. Quoi, du stop ? Sans blague, parce que vous croyez qu’on n’a pas essayé ! Les 3 pauvres voitures croisées en quelques heures n’ont pas eu envie de prendre en pitité 3 routards, aussi français soient-ils ! 🙂

Allez, hop, dîner pique-nique acheté au retour en ville, et on grimpe dans un bus direction le sud. 36 gentilles petites heures de piste nous attendent pour rallier El Chalten.

El Chalten (jours 24 à 26)

36h pendant lesquelles nous avons tout le loisir de faire connaissance avec les gens dans le bus, entre autre Maxime qui restera tout de même 3 jours avec nous, et Lucia que nous recroiserons à de ‘très multiples’ reprises au cours de notre voyage.

Un lever de soleil, puis un coucher de soleil… le voyage est long, les paysages magnifiques, la couleur des roches se combinent admirablement avec celles du ciel et de la végétation.

Coucher de soleil, quelque part au milieu de la Patagonie

On en prend plein la vue, et on se rend bien compte que la Patagonie, la vache, c’est tellement loin de tout ! Ya personne à des centaines de kilomètres à la ronde. On arrive enfin à El Chalten, au petit jour, avec un ou deux miniscules degrés au dessus de zéro… On attend péniblement dans le froid l’ouverture d’une boulangerie, où on se gave de viennoiseries et boisson chaude avant de partir à l’assault d’une belle rando de 2 jours au pied du Fitz Roy, puis du Cerro Torre. Deux sommets parmi les plus redoutables au monde, bien que leur altitude ne soit pas si impressionnante que ça.

Les vues s’enchaînent, plus magnifiques les unes que les autres, glaciers et pics font le spectacle. On aperçoit même un vol de condors !!

La Laguna de los Tres, en contrebas du Fitz Roy :

http://maps.google.fr/maps?q=-49.281517,-72.986072&num=1&t=h&sll=-49.323193,-72.890625&sspn=0.466552,1.024475&hl=fr&ie=UTF8&ll=-49.281303,-72.986071&spn=0.00189,0.004823&z=18

Tant qu’on marche, tout va bien, mais dès qu’on s’arrête, la fraîcheur de la fin de printemps est mordante, et lorsque le soleil se cache derrière le Fitz Roy, le dîner ne nous réchauffe guère plus que l’estomac. Max, Vivien et moi sommes bien équipés pour dormir dans le froid, mais pas FX, qui aura passé une nuit blanche à se demander si il allait se réveiller congelé ou non.

Installation du campement, fait pas bien chaud, là...

Ehé, heureusement sa platrée de pâtes a dû le tenir en vie, et le lendemain matin nous partons pour la suite de la petite rando, qui nous mène vers le Cerro Torre.

Le Cerro Torre, 3 102 m d'altitude et tout une aventure

La journée arrive à son terme, et on arrive juste à temps à El Chalten pour un « goûter » dans notre boulangerie préférée, puis reprendre un bus vers El Calafate, et son glacier le plus connu de Patagonie, le Perrito Moreno.

El Calafate et le Perrito Moreno (jour 27)

Arrivée nocturne à El Calafate, on se prévoit un réveil très tôt le lendemain. Ouaip, on est radins, et on n’aime pas les hordes de touristes, alors on prend un taxi et on entre dans le parc du Perrito avant l’ouverture des guichets, comme ça c’est gratos et tranquille.

Hum, le Perrito Moreno, c’est là :

http://maps.google.fr/maps?q=-50.464279,-73.039856&num=1&t=h&sll=-50.493602,-73.041401&sspn=0.148519,0.308647&hl=fr&ie=UTF8&ll=-50.493555,-73.041573&spn=0.148519,0.308647&z=12>

Le Perrito Moreno, panorama réalisé par Vivien

un glacier énorme, qui se « déverse » sur un lac, coupé en deux de ce fait. Le spectacle est incroyable, on manque un peu de luminosité (eh oui, il neige ENCORE, l’été a décidemment du mal à se faire accepter cette année en Patagonie…)

Après un petit déjeuner face au spectacle, on retourne en ville (en plus, les autres touristes commencent à arriver, c’est nul faut partir !!). Notre but : trouver un moyen d’aller à Ushuaïa, parce qu’il nous reste suffisamment de jours pour yaller, et que quand même, Ushuaïa, c’est… magique ! Non ? Bref, en tout cas, grosse galère, parce que quand on s’y prend à la dernière minute, ben ya pu de place dans les bus… sans blague !? Mais la charmante demoiselle de l’agence de bus l’est tellement (charmante) qu’elle nous trouve un avion pas cher (c’est vraiment pas son job), et en plus elle nous le réserve (non, vraiment, c’est pas du tout son boulot, mais elle nous rend bien service !!). Gros coup de bol, quand même.

La journée se termine, après une courte balade en bordure de lac dans une réserve ornithologique, sur une soirée sympathique à manger des empanadas à la sauce locale, et boire des bières dans un bar plutôt animé pour un début de semaine. Ce qui ne nous laisse que 2h de sommeil… parce que bien sûr, nos avions sont le matin !

Ushuaïa (jour 28 à 30)

Arrivés à l’aéroport de El Calafate, on est un peu en galère d’argent (tous les distributeurs de El Calafate sont vides), on se retrouve à payer une partie de notre réservation en euros (heureusement qu’ils acceptent !). Une heure et demie de vol et un atterrissage à la Sébastien Loeb plus tard, nous sommes à Ushuaïa.

Entrée du port d'Ushuaïa, la ville la plus australe du monde

La ville nous offre son plus beau… euh, mauvais temps, quoique… En fait, renseignements pris, il est impossible de savoir s’il fait beau dans cette ville. Les habitants nous expliquent que le temps est beaucoup trop changeant, et donc dans la journée, s’il neige le matin c’est qu’il risque d’autant plus d’y avoir du soleil l’aprèm… question de chance et de statistiques, apparemment, selon eux… (ceci dit, en début d’été ici il fait normalement plutôt 15°C que 5°C, mais bon, c’est le réchauffement climatique on va dire)

On se balade en ville, on prend des renseignements pour s’organiser une petite excursion à vélo, et une autre en bateau dans le canal de Beagle. Le soir, on profite des gens bien sympas qui logent dans le même hostal que nous, on se cuisine un bon petit plat, et tout et tout…

Car des forces il en faut pour le lendemain, on loue nos vélos pour quelques heures de pédalage sous la neige (c’est mieux que la pluie, après tout) ! Mais la balade dans le parc naturel de la Terre de Feu est vraiment chouette, et on croise des zoulis zanimaux. Ces quelques 60km à vélo valaient le coup !

La soirée se passe comme la précédente, en discussions avec les autres, autour d’un bon petit repas.

Enfin, le lendemain, nous faisons notre sortie dans le canal, accompagnés d’un guide qui nous explique en détail la faune, la flore, et même la civilisation précolombienne installée ici auparavant.

Un lion de mer en plein rugissement (si si, j'vous jure, ça ressemble vraiment à un rugissement de lion... des savanes)

Vraiment intéressant, en plus il fait plutôt beau 🙂

Le soir, retour à El  Calafate en avion, où on retrouve vite nos repères. Vivien nous a quitté à Ushuaïa pour prendre la direction de la Patagonie côté chilien, son voyage se poursuit encore quelques mois en Amérique du Sud tandis que FX et moi avons un avion à prendre à Buenos Aires.

Buenos Aires, le retour (jour 31)

A l’aéroport de El Calafate, le personnel de l’aéroport est surpris de nous voir pour la 3ème fois en 3 jours, c’est marrant qu’ils se souviennent de nous (on a été un peu casse-pieds avec nos euros ?).

Nous quittons la Patagonie et son froid anormal pour la saison pour retomber dans la chaleur d’un été qui s’avance plus sûr de lui à Buenos Aires (27-30°C).

On se pose à la « maison », eh oui, l’hostal Carlos Gardel, on connaît et on retrouve vite nos repères ici aussi. On profite de l’aprèm pour se balader en ville et voir les dernières lueurs de soleil sur la Boca. Bon, ça, c’était pas l’idée du siècle, parce que une fois le soleil couché et tous les touristes partis, la Boca devient un repère de mecs louches qui lorgnent sur les touristes d’un air qui veut tout dire… Pas forcément très en confiance, FX et moi nous dépêchons de trouver un axe très fréquenté pour ensuite rentrer chez nous… Après ces émotions, et pour dire adieu – non, au revoir – à l’Argentine, on se paie un super Bife de Lomo gigantesque, saignant à souhait. La soirée se termine à discuter, une fois de plus avec les autres personnes qui logent à Carlos Gardel, autour de quelques Quilmes (bière locale). Au passage, on tombe sur Naïm, qu’on avait croisé à Iguazu un mois plus tôt. Tout le monde se retrouve partout, c’est incroyable !

Et le lendemain matin, c’est la fin, on quitte Buenos Aires, l’Argentine, ses habitants accueillants (enfin, presque tous) et ses paysages somptueux, sa bouffe riche en viande, pour retourner à la réalité sur le vieux continent.

Hasard jusqu’au bout, on retrouve Lucia dans le bus pour l’aéroport, il se trouve qu’elle prend le même avion que FX… décidément…

Dire qu’il reste encore tellement de choses à voir là-bas !! Enfin, ça sera une autre histoire, un jour peut-être…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *